Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur le coton...

Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur le coton...

Episode I

Vous avez pu vous en rendre compte on adore les jeans... Mais ce qui nous fascine d'autant plus ce sont toutes les étapes qui se cachent derrière ! Avant d'atteindre cet aspect qu'on connaît bien 👖, tout part d'une célèbre plante, le COTON.

Nous allons essayer de tout vous expliquer, de la plante au jean, en tordant le cou aux idées reçues ! Eh oui, depuis plusieurs années, on entend beaucoup de choses au sujet du coton, jusqu’à lui donner mauvaise réputation. En se basant sur des données vérifiables, notamment la campagne Truth about Cotton (la vérité sur le coton), nous souhaitons vous partager certaines informations et vous montrer que le coton n’est pas la bête noire du textile. 


Avant toute chose, c’est une matière qui a la cote !

Sachez déjà que le coton est l’une des matières naturelles les plus exploitées de nos jours, avec plus de 25 millions de tonnes de coton par an, soit 820 kilos par seconde dans le monde. Waouh !
Il ne faut pas oublier que le coton n’occupe que 3 % des terres agricoles mondiales et répond à 27 % des besoins textiles mondiaux. Il est cultivé dans une centaine de pays, procure un revenu à des centaines de millions de personnes et contribue significativement au PIB de certains pays.

Coton LBJ

La culture du coton est très exigeante (sol +15°C, air entre 21°C et 37°C), c’est pourquoi le coton ne provient jamais de France.
Sauf l’exception qui confirme la règle, une expérience unique dans le Gers. Quatorze hectares dédiés au coton, transformés en polo 100% français sous la marque Jean Fil. Et ça semble fonctionner !

A ce sujet, on voulait vous mettre en garde concernant la revendication “Made in France”. C’est souvent plus du marketing qu’autre chose… 😊

Coton
Voilà à quoi ressemble le coton avant récolte... C'est de toute beauté n'est-ce pas ?


Une plante gourmande en eau ? Pas vraiment !

Contrairement à la croyance populaire, le coton n’est pas une culture qui boit énormément. C’est un XEROPHYTE (comme les 🌵), c’est-à-dire qu’il prospère dans des conditions sèches et arides où les autres cultures ne peuvent pas pousser. Un cotonnier a donc besoin d’eau à des moments critiques de sa croissance pour produire un bon rendement, mais le plus souvent, les pluies saisonnières sont tout ce dont il a besoin ! Surprenant n’est-ce pas ?

Des recherches approfondies menées par le Dr. Keshav Kranthi (chef de la section de l'information technique du CCIC), montrent que plus de 60 % de l'eau que consomme le coton est de « l'eau verte », qui tombe du ciel et est rendue à l'environnement dans le cadre du cycle de vie naturel.

Et globalement, 55 % de la superficie cotonnière mondiale est irriguée exclusivement par la pluie !

Petite anecdote : il faut plus d’eau pour faire pousser un hectare d’herbe qu’un hectare de coton. Pensons à toutes ces pelouses arrosées artificiellement…

Terrain foot

Depuis des années, il est question de plusieurs milliers de litres d'eau nécessaires pour faire pousser un kilo de coton. En réalité, les chiffres exorbitants que vous pouvez trouver un peu partout incorporent la pluviométrie naturelle dans leurs calculs.

L’étude du CCIC démontre que la production d’un kilogramme de coton égrené nécessite en moyenne 1214 litres d’eau d’irrigation artificielle dans le monde (au lieu des 5000 litres ou plus qu’on vous expose sans cesse). Et les avancées technologiques contribuent fortement à réduire d’année en année cette consommation.


Du coton plus responsable, ça existe.

  • Le coton recyclé, une nouvelle alternative...
  • Cette nouvelle méthode utilise les déchets industriels issus de la filature, teinture et tissage (pre-consumer) ou les déchets de consommation (post-consumer), pour s’inscrire dans une démarche circulaire, anti-gaspi.

    Coton recyclé

  • Et le coton bio ?
  • Egalement appelé coton organique, ce coton utilise des semences / intrants non génétiquement modifiés (« sans OGM »). Sans engrais, sans pesticides et une consommation en eau réduite. C’est une alternative vraiment intéressante, même si plus onéreuse. Et la part mondiale de coton biologique prend de l’ampleur.

    Mais ATTENTION, un coton biologique certifié s’engage sur les méthodes de culture mais pas sur ce qui se passe ensuite… ⚠️ Eh oui, toutes les étapes d’ennoblissement qui se déroulent ensuite utilisent tout autant d’eau et de produits chimiques que du coton conventionnel… Mais il est clair que les technologies évoluent et aident à réduire la consommation de produits chimiques et d’eau.
    Et puis, la conversion d’une agriculture en version biologique coûte cher, prend du temps, pour un rendement final très réduit. Ce qui explique que le coton bio représente aujourd’hui moins de 1% de la culture de coton et que son prix est bien plus élevé !

    L’industrie textile est pleinement consciente de ces problèmes et de gros progrès sont en cours pour améliorer tout cela.

     

    Pour ceux qui ont lu jusque-là, bravo 👏. Cet article a du vous apprendre pas mal de choses (enfin on l’espère). Du coup, on vous laisse un peu digérer… Mais promis, on reviendra bientôt avec la suite de ce dossier !

    A suivre


    En attendant, vous pouvez consulter les articles ci-dessous (si vous le souhaitez) et nous restons à votre écoute sur bonjour@lebeaujean.fr. 

    Sources :

    Précédent Suivant